Adeptes des hautes latitudes et des façades maritimes, voire carrément des îles, id est des zones fortement ventues et mouillues, je peux compléter quelques retours d'expérience concernant la toile et le toit en général.
En premier lieu la polaire est indispensable et particulièrement efficace

Elle apporte une bonne résistance au froid, nous avons régulièrement affronté des températures très basses, proches de zéro, sans se les geler la nuit (ET sans chauffage

). Avec une bonne couette, ça passe crème. Au surplus, la polaire permet de ne pas faire rentrer la lumière...pendant les "nuits" des hautes latitudes

Seul le pliage réclame plus d'attention, et une technique sans faille...sinon ça baille à l'extérieur. Pas de soucis, on apprend vite

Et au pire on corrige.
Pour ce qui du vent, attention quand même aux rafales, qui peuvent forcir en pleine nuit ! 70/80 km/h, ça me parait optimiste. Avec les gros pantographes du Trafic (en intérieur), on peut mettre la main dessus en étant couché et "sentir" les mouvements. Ca claque quand même pas mal et à un moment, il est parfois vraiment préférable de prendre la décision de fermer. J'ai testé le toit 1/2 ouvert, c'est peu satisfaisant, la toile fait spinnaker et tire encore plus sur la mécanique. Au final, par rapport à la concurrence, on est quand même souvent les derniers à fermer le toit
Pour ce qui est du séchage de la toile après la pluie, pas de soucis, il est très rapide et là le vent est un allié

Au demeurant, la toile se mouille peu, elle est verticale et déperlante et ne se trempe jamais. C'est simple, je n'y pense plus
Par contre, par
fortes pluies, la polaire (fixée au camion par des rails plastique qui pincent la toile et sa polaire) fait drain et l'eau pénètre petit à petit sur la moquette du cadre du toit. Pas de solution pour çà, si ce n'est de bien chauffer en roulant pour sécher. Idem avec les fermetures éclair derrière l es moustiquaires, un peu d'eau fini toujours par passer. Avant de comprendre, on s'est retrouvé plusieurs fois avec les fringues mouillées sur la casquette avant lors d'épisodes pluvieux pendant la nuit

Seule solution efficace, accepter de fermer la nuit dans ces circonstances.
Pour ce qui est des moustiquaires, les 3 nôtres ont rapidement montré des signes de défaillance, craquées, parfois sur de longues distances (van de 2022). Sachant que l'on ouvre/ferme au minimum 3 à 4 fois par jour. Stylevan a répondu de manière parfaite et royale en nous renvoyant des nouvelles pièces. Et le nouveau matériau sélectionné donne bien plus confiance. Je vous donnerai notre REX au retour du road trip de ce printemps (Féroé + Islande, avec un long séjour autour du Myvatn, haut lieu ornitho dont le nom est sans équivoque : lac des midges !).Un détail pour les adeptes des hautes latitudes

Aucun souci avec les mosquitos et autres bébêtes volantes ou rampantes. MAIS la maille laissera passer votre pire ennemi : les midges (ou simulies)
Avec ces sales bêtes, c'est simple. Soit il pleut ou il y a du vent (pas forcément très fort) et elles disparaissent, soit il fait beau (et pire, beau et chaud) et elles pullulent. Là, deux solutions : partir ailleurs (ça vit en nuages locaux pouvant contenir des milliers de bestioles par m3

), soit fermer toutes les écoutilles

Bilan, ce système est quasi parfait et ne demande que quelques stratégies d'adaptation

PS Le choix entre fourgon et van est cornélien et sera en fonction des contraintes acceptées.
Les moins du fourgon : encombrement nettement plus important (avec surcouts liés à la hauteur dans certains cas, comme ferries et routes à péages), hauteur limitant l'accès (les "barres" se multiplient à vitesse grand V), coûts d'utilisation plus élevés (consommation, assurance), comportement routier clairement plus pataud, sous motorisation fréquente, sensibilité au vent latéral élevée, discrétion en berne
Les plus du fourgon : habitabilité nettement supérieure (important quand on est "coincés" dedans), capacité d'emport également nettement supérieure, pas de toit à gérer, en un mot plus "vivable".
Perso, le fourgon c'est no way
